Les Instituts d’Etudes Politiques (IEP)
LES INSTITUTS D’ETUDES POLITIQUES (IEP)
Appelés également Sciences-Po et à ne pas confondre avec la discipline sciences politiques étudiée à l’université à partir de la Licence, cette filière prestigieuse offre de nombreux débouchés.
Le plus connu des IEP est celui de Paris mais il en existe 8 autres en province qui sont rattachés à des universités : Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Leur objectif n’est pas de former à un métier particulier mais d’aider à développer d’excellentes méthodes de travail, une clarté de raisonnement et d’expression, une vaste culture…
Leur vocation et de former des cadres supérieurs dans les secteurs publics et privés. Sciences Po Paris délivre un diplôme de niveau bac+5 en adoptant un cursus de 5 ans dont une année à l’étranger, quant aux 8 autres, la formation dure 4 ans dont la dernière année se déroule la plupart du temps à l’étranger, soit en université, soit en entreprise. Chaque IEP délivre son propre diplôme, reconnue nationalement accès a des formations post Maîtrise.
Admission :
Les IEP recrutent en première année des bacheliers mais tous les IEP proposent une procédure d’admission en deuxième année. Bien que la sélection soit sévère, les chances de réussite sont parfois même supérieures à celle de la première année. La plupart des établissements exigent un diplôme de niveau bac+3, toutefois, quelques-uns uns, comme Bordeaux ou Grenoble admettent un diplôme à bac+2 (DEUG ou DUT). La sélection en deuxième année s’effectue sur dossier, épreuves écrites et entretien.
Par ailleurs, les titulaires de bac+3 peuvent intégrer directement la quatrième année de cursus. Le taux de réussite aux concours est de 34%.
Débouchés :
Théorique, l’étude des sciences politiques à l’université débouche principalement sur l’enseignement, la recherche et l’administration. Plus polyvalente, la formation de Sciences Po permet aux jeunes diplômés d’intégrer des postes au sein d’organismes financiers, de société d’étude et de sondage, de service des Ressources Humaines des entreprises, de cabinet de recrutement, dans la presse, etc. Les diplômés peuvent postuler à un 3ème cycle universitaire, tenter l’entrée à l’ENA, à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM), aux instituts régionaux d’administration (IRA), à certaines grandes écoles de commerce…
Formation :
Elle est pluridisciplinaire ; droit, économie, histoire contemporaine, macroéconomie, histoire des idées et des institutions politiques, langues vivantes…
L’objectif de ce cursus est de donner aux élèves une solide culture générale afin de mieux s’adapter à un large éventail de profession. Les stages en entreprise, TD ou travaux de recherche ainsi que le séjour à l’étranger complète le cursus. Le programme des IEP est basé sur l’international. En outre, leur formation est très cotée, elle permet d’accéder à des postes de management et de direction. Néanmoins, mieux vaut la compléter par une année de formation complémentaire (DESS ou école de commerce) pour obtenir une spécialisation. Les IEP de province proposent généralement quatre spécialisations :
La section service publique qui prépare aux concours administratifs de la fonction publique d’Etat territoriale ou européenne, les plus sélectifs (ENA…). Le concours le plus convoité est celui de l’ENA, mais la voie est particulièrement étroite. De nombreux concours sont ouverts : IRA, attaché d’administration centrale, inspection des Finances, Ecole de la santé publique, affaires étrangères, etc.
La section économique et financière. Avec son orientation « monde des affaires, entreprises et banques », la section Eco-fi se place sur le même créneau que les écoles de commerce. Selon les IEP, Eco-fi prend des orientations différentes : finance, gestion des ressources humaines, banques, assurances, commerce international… Cette section mène directement à des fonctions de gestionnaire.
La section politique économique et sociale. Selon les IEP, cette section prend le nom de « politique et société », « communication et ressources humaines », etc. Dans tous les cas, la section convient aux amateurs de sciences sociales : histoire, sciences politiques et sociologie. Les deux principaux débouchés sont la communication et la gestion des ressources humaines, sans oublier le journalisme ou les métiers du secteur culturel.
La section relations internationales. Au menu : droit, économie, histoire…, et langues. La plupart des étudiants s’orientent ensuite vers les métiers du commerce international : négociateurs de marchés, représentants de société à l’étranger, etc. Cette section peut également préparer aux métiers de la diplomatie.
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